Ce qui change en 2026 pour les consommateurs
Ce qui change en Europe en 2026 pour les consommateurs
L’Union européenne a souhaité, en 2026, renforcer les droits des consommateurs et corriger certaines dérives apparues avec la numérisation de l’économie et l’urgence environnementale. Plusieurs règles importantes entrent en vigueur, avec un objectif commun : plus de transparence et de durabilité, ainsi qu’une meilleure protection face aux pratiques trompeuses.
La première évolution visible concerne, la Bulgarie qui a adopté l’euro. Pour les consommateurs européens, cela signifie la fin des conversions monétaires, des frais bancaires associés et des risques liés aux taux de change lors d’un séjour dans le pays.
Autre changement majeur : l’information sur les garanties des produits. À partir du 27 septembre 2026, un nouveau label européen devient obligatoire sur les produits vendus dans l’Union. Il rappelle clairement l’existence d’une garantie légale de conformité d’au moins deux ans et renvoie, via un QR code, aux droits précis du consommateur selon son pays : durée de la garantie, charge de la preuve, solutions en cas de défaut. Cette mesure vise à mettre fin à une information souvent jugée opaque ou insuffisante au moment de l’achat.
Dans le prolongement de cette logique, l’Europe consacre un véritable droit à la réparation. Dès le 31 juillet 2026, les fabricants de certains produits devront proposer des solutions de réparation même après la fin de la garantie légale. Smartphones, tablettes, aspirateurs ou lave-linge sont concernés. La réparation ne sera pas nécessairement gratuite, mais les tarifs devront être raisonnables et clairement annoncés. L’objectif est de lutter contre l’obsolescence prématurée et de réduire les déchets.
La lutte contre le greenwashing se durcit également. À compter du 27 septembre 2026, les mentions vagues comme « écologique », « vert » ou « neutre en carbone » seront interdites si elles ne reposent pas sur des preuves solides, vérifiables et contrôlables, comme cela est déjà recommandé en France. Les promesses environnementales devront désormais être étayées, sous peine de sanction. Pour les consommateurs, cela signifie des messages marketing plus fiables et moins trompeurs.
Enfin, le crédit à la consommation est lui aussi concerné. À partir du 20 novembre 2026, les règles s’étendent aux petits montants, aux crédits très courts et aux solutions de paiement différé de type « acheter maintenant, payer plus tard ». Ces dispositifs devront afficher clairement leurs coûts et vérifier la solvabilité des clients, afin d’éviter les situations de surendettement masquées par des offres présentées comme anodines.
Ces règles européennes ne nécessitent pas toutes une transposition en droit français. Certaines, comme les règlements européens, s’appliquent directement. D’autres, issues de directives, ont déjà été transposées ou le seront automatiquement dans le cadre législatif existant. Pour les consommateurs français, l’essentiel de ces mesures entrera donc bien en vigueur en 2026, sans délai supplémentaire.
Ce qui change en France en 2026 pour les consommateurs
En France, la première évolution concerne la relation entre consommateurs et acteurs financiers. En 2026, la coopération entre l’Autorité des marchés financiers (AMF) et la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) est renforcée. Cette collaboration vise notamment les nouvelles formes de promotion financière, en particulier sur les réseaux sociaux. Les autorités accordent une attention accrue aux influenceurs qui recommandent des placements risqués ou non autorisés. Pour les consommateurs, cela signifie un contrôle renforcé des discours financiers en ligne et davantage de sanctions contre les pratiques trompeuses.
Sur le terrain de la consommation courante, plusieurs mesures concrètes sont entrées en vigueur dès le 1er janvier 2026. Les soldes d’hiver débutent le 7 janvier 2026 dans la majorité des départements métropolitains. Les règles habituelles s’appliquent, mais le calendrier est désormais bien fixé pour l’ensemble de la saison.
Autre mesure importante : l’interdiction progressive des substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées, souvent appelées « polluants éternels ». À partir du 1er janvier 2026, certains produits contenant ces substances ne peuvent plus être fabriqués ni mis sur le marché, notamment les cosmétiques, les farts pour skis, ainsi que les vêtements et chaussures, à l’exception de certains équipements de protection. L’objectif est de réduire l’exposition des consommateurs à ces substances persistantes et potentiellement dangereuses.
La transition énergétique a également un impact direct sur les consommateurs, en particulier les propriétaires et les locataires. Le calcul du diagnostic de performance énergétique (DPE) évolue pour les logements chauffés à l’électricité. Le nouveau coefficient appliqué à partir de 2026 améliore la note de certains logements, sans jamais la dégrader. Les diagnostics déjà réalisés restent valables et peuvent être mis à jour gratuitement. Par ailleurs, les copropriétés de moins de 50 lots sont désormais tenues de réaliser un DPE à l’échelle de l’immeuble, ce qui renforce l’information des acheteurs et des occupants.
L’achat d’un véhicule reste un poste clé de dépenses pour les ménages. En 2026, les aides à l’acquisition de véhicules électriques sont maintenues et même renforcées pour certains foyers, avec des montants plus élevés pour les ménages modestes ou en situation de précarité énergétique. En parallèle, le malus automobile se durcit : le seuil de déclenchement du malus CO₂ est abaissé et le plafond maximal atteint 80 000 euros pour les véhicules les plus polluants. Le malus lié au poids du véhicule évolue également, touchant davantage de modèles lourds.
Les prix et tarifs du quotidien évoluent aussi. Les tarifs postaux augmentent en moyenne de plus de 7 %, affectant aussi bien les lettres que les envois recommandés. En Île-de-France, les titres de transport connaissent une nouvelle hausse au 1er janvier 2026, avec un abonnement Navigo mensuel qui dépasse désormais les 90 euros et un prix du ticket à l’unité en augmentation.
Autre changement structurel : la fermeture commerciale des offres utilisant le réseau téléphonique en cuivre. À partir du 31 janvier 2026, il n’est plus possible de souscrire un nouvel abonnement sur ce réseau. Les consommateurs sont ainsi progressivement orientés vers la fibre optique, même si les abonnements existants sont maintenus.
Enfin, l’absence de loi de finances votée pour 2026 a des conséquences directes pour les consommateurs. Certains dispositifs fiscaux prennent fin, comme le crédit d’impôt pour l’installation de bornes de recharge pour véhicules électriques. D’autres aides majeures, comme MaPrimeRénov’, sont suspendues, avec la fermeture du guichet dès le 1er janvier. Ces décisions ont un impact immédiat sur les projets de rénovation et sur le pouvoir d’achat de nombreux ménages